évènements
Cette semaine, pluie d’évènements alors que la fermeture estivale approche à grands pas !
Ce jeudi à 19h, c’est le retour de Tunnel Vision, cycle de projections dédié à l’art vidéo proposé par l’espace d’art indépendant lausannois Tunnel Tunnel. Pour l’occasion, Tiphanie Kim Mall viendra présenter «Opening Night», un film réalisé avec la complicité des spectateurices lors du vernissage de son exposition au printemps dernier. (Entrée libre).
Vendredi, CinéPlatine fête la fin de saison entre glam rock et paillettes avec «Velvet Goldmine» de Todd Haynes. Figure majeure du cinéma indépendant américain, il glisse le rock décadent des seventies dans le moule d’un polar nostalgique et flamboyant. Comme le disait Thierry Jobin à l’époque de sa sortie : «c’est un parc d’attractions impressionniste, fissuré par les trous de mémoire, enrayé par les approximations historiques, bousculé par les coups de sang, de gueule, de boutoir et de reins. Un carnaval tout aussi auditif lorsque des chansons, beaucoup de chansons, des meilleures Roxy Music aux morceaux inventés, interrompent la narration tantôt sous forme de concert filmé, tantôt comme un clip onirique». Pour les plus téméraires d’entre vous, un karaoké suivra la projection.
Dimanche, Virginie Will et Marie Fauqueux viendront présenter, à 14h, «Isa met les voiles», un documentaire dans lequel elles suivent Isabelle, une femme atteinte d’une maladie incurable qui fait le choix du suicide assisté. Pour sa fille Lola, cette dernière accepte de laisser son empreinte dans ce film qui remonte l’horloge du reste de sa vie. (Entrée libre).
Nous avions prévu de glisser «Persepolis» dans le programme CinéJunior de la saison prochaine. Et puis, nous avons appris il y a quelques jours la disparition de Marjane Satrapi et nous avons eu envie de revoir et de partager ce film avec vous sans attendre. Récompensé du prix du jury (ex æquo) au Festival de Cannes en 2007, ce film d’animation en noir et blanc, coréalisé avec Vincent Paronnaud, est tiré de quatre albums de bandes dessinées et retrace la jeunesse de l’autrice et cinéaste née en Iran en 1970. Racontant aussi bien la révolution, la guerre et l’exil, elle a su conjuguer autobiographie et documentaire dans un récit terriblement expressif et plein d’humour et de poésie.
TOUJOURS À L’AFFICHE
Presque en miroir, Farahnaz Sharifi tisse quant à elle, avec «My Stolen Planet», des liens entre la révolution islamique de 1979 et le récent mouvement «Femme, Vie, Liberté» et met en lumière le courage quotidien des femmes iraniennes et l’importance de la sororité face à l’oppression dans un documentaire intime qui mêle archives personnelles et celles abandonnées par les familles en exil.
Dans sa «Divine Comedy», Ali Asgari dépeint le combat quotidien des artistes sous la dictature et transforme l’enfer kafkaïen de la censure en Iran en un road-movie tragi-comique. Mardi 16 à 20h, la dernière séance de cette comédie douce-amère, saluée par la critique et récompensée du Grand Prix du FIFF (Festival international du film de Fribourg) en mars dernier sera suivie d’une table-ronde en collaboration avec Amnesty International, avec Kaveh Bakhtiari (réalisateur) et Shiva Khosravi (artiste) et dont la modération sera assurée par Nadia Boehlen (porte-parole d'Amnesty Suisse).
Le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen s’est imposé comme l’un des grands noms du cinéma espagnol contemporain. Après «As bestas», géniale relecture des «Chiens de paille» de Sam Peckinpah, le madrilène présentait à Cannes «L’être aimé», qui n’est pas sans rappeler le récent «Valeur sentimentale» de Joachim Trier : sous le soleil des îles Canaries, un réalisateur renommé (Javier Bardem) tourne son nouveau film, dont le rôle principal est tenu par une actrice inconnue : sa propre fille (Victoria Luengo), qu’il n’a pas revue depuis plus d’une décennie. Avec son talent pour décrire la complexité des relations humaines et son sens du dialogue percutant, Rodrigo Sorogoyen orchestre des retrouvailles dévastatrices.
Pour son premier long métrage en tant que réalisatrice, «Peau à peau», Chloé Cinq-Mars interroge les diktats sociétaux liés à la maternité dans un thriller psychologique qui emprunte parfois aux codes du cinéma d’horreur ou du fantastique pour matérialiser l’angoisse et la paranoïa de la jeune mère.
la semaine prochaine
De l’horreur encore, mais surtout de la curiosité si ce n’est de la fascination : «Backrooms», le film qui rend fou le box-office américain, inspiré d’une légende urbaine propagée sur internet dans les années 2010 et emmené par un casting de haut vol (Chiwetel Ejiofor de «12 Years a Slave» et Renate Reinsve, de «Valeur sentimentale») sera à découvrir au Cinéma Bellevaux dès le mercredi 17.
D’ici là, bonne(s) séance(s) !